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        Article Ouest-France du 7 juillet 2007 - Jean-Philippe Le Meitour, l'appel du large

Jean-Philippe Le Meitour, l'appel du large

 

Le chirurgien-dentiste arradonnais s'apprête à enfiler son ciré de navigateur. Le 31 juilletil prendra le départ de la Solitaire du Figaro, une première.

Cheveux châtains, teint hâlé, Jean-Philippe Le Meitour a tout du parfait marin. C'est pourtant comme simple amateur que l'Arradonnais, chirurgien-dentiste de profession, prendra le départ de la Solitaire du Figaro le 31 juillet prochain.

Ancien moniteur de voile, l'homme n'est pas novice pour autant : mini-transat en 1999, deux transatlantiques et, cette année, la solo de Concarneau, des Sables-d'Olonne et la Transmanche de l'Aber Wrac'h. Un amateur un peu plus avancé que les autres donc. « Disons semi-professionnel », résume le marin dentiste dans un sourire.

« Un projet 100 % Morbihannais »

L'homme rêvait depuis longtemps de cette course en solitaire. « L'occasion s'est présentée cette année avec la rencontre de Jean Dumoulin, PDG de l'entreprise Construction Dorso », raconte Jean-Philippe Le Meitour. Et d'insister sur l'engagement de l'entreprise morbihannaise pour les économies d'énergie. « Le « papy à moustache » sur la grand-voile, un beau symbole », se réjouit-il, fier de sa voile fushia (1).

Racheté il y a six mois au carentécois Bruno Jourdren, son bateau, un monotype de deuxième génération conformément à la règle, devra être à Caen dès le 24 juillet. « Les bateaux sont strictement identiques. On court vraiment à armes égales », précise le marin, fier de courir contre des ténors comme Michel Desjoyeaux, Bertrand de Broc ou encore Gildas Morvan. Avant le grand saut, footing et natation à volo. L'homme s'entraîne à la base nautique de Lorient, aidé par son deuxième fils pour la préparation du bateau.

« Ne pas casser et terminer le mieux possible »

Serein, Jean-Philippe Le Meitour craint surtout la troisième étape, entre Brest et la Corogne. « Cinq nuits pour 800 miles, ça va être long », appréhende-t-il. Mais l'homme ne tient pas à se mettre trop la pression. « Certains voient la course comme un tremplin. Pour moi, c'est un rêve qui devient réalité, raconte-t-il. Si ça devait s'arrêter là, ce sera déjà le plus beau des cadeaux. » Le dentiste n'a pas de souci à se faire pour la relève. Ces trois enfants naviguent aussi et suivront la course avec passion.

Marie LORAND.

(1) Pour les curieux, le bateau de Jean-Philippe Le Meitour est visible dans le port de Vannes aujourd'hui.

Ouest-France - le 7 juillet 2007




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